Romania Express

Envie d’une destination européenne peu chère, facilement accessible et magnifique ? La Roumanie est faite pour vous ! Retour sur notre voyage (court mais intense comme d’habitude !)

On commence pour ne pas changer par la capitale. Pour moi, c’est une découverte totale, emplie de merveilles insoupçonnées. Se balader dans la ville, c’est avoir le regard partout mais aussi pouvoir admirer le plus grand bâtiment en pierre du monde, mais aussi le 2ème plus grand bâtiment administratif du monde, j’ai nommé le Palais du Parlement ! Construit dans le style stalinien sous la dictature de Ceausescu, c’est en le voyant de ses propres yeux qu’on se rend compte de toute la démesure et l’opulence du communisme. Ensuite, nous décidons de partir à l’opposé pour voir l’Arc de Triomphe. Oui, oui, à Bucarest ! Une version plus petite mais elle aussi placée sur un rond-point !
Mais, notre objectif (en dehors de manger au Hard Rock Cafe) c’est le musée du village roumain. Un musée à ciel ouvert où l’on déambule au milieu de reproductions de maisons traditionnelles de toutes les régions et époques. Le tout dans un grand parc arboré aux couleurs chatoyantes. C’était vraiment un moment magique avec cette ambiance automnale. La nuit tombée, nous rentrons vers le centre pour continuer notre tour de capitale express. Nous choisissons le Caru cu Bere, plus vieille brasserie de la ville qui est resté une institution pour y passer la soirée. C’est un lieu très beau avec un décor néogothique. Par chance, il y a une animation musicale, ce qui rend la soirée encore plus typique. Nous y passons un moment très agréable et rentrons tôt car le lendemain, une autre aventure nous attend !

Aujourd’hui, on dit au revoir à Bucarest et bonjour à la route ! Direction, la Transylvanie !
Première étape, la château de Bran, qui a appartenu au vrai Dracula. Un château très beau et extrêmement bien conservé, où l’on peut presque tout visiter. On y apprend beaucoup de choses, notamment sur la vie quotidienne dans un château roumain mais aussi l’histoire du pays. Puis, nous prenons la direction de Brașov, ville où nous passerons la nuit. C’est vraiment mon coup de cœur du voyage. Cette ville est restée dans son jus, avec ses bâtiments bas en pierre, ses rues pavées, sa place gigantesque bordée d’échoppes … Vous y trouverez aussi sûrement la rue la plus étroite d’Europe, une cathédrale noire et le nom de la ville comme à Hollywood … Nous dinons dans un restaurant connu pour sa qualité de cuisine locale et nous ne sommes pas déçus.

Réveil de bonne heure, direction la nature … Sur notre route, nous croisons une magnifique église orthodoxe, avec ses gigantesques coupoles dorées et brillantes … Impossible de ne pas s’arrêter prendre quelques photos ! Puis, nous reprenons la route pour notre vraie destination de la matinée, le sanctuaire des ours Libearty. Une réserve où l’on récupère des ours de toute la Roumanie et même d’ailleurs, qui ont souvent été utilisés par l’homme pour se faire un peu d’argent sur leur dos. C’est immense, très paisible et la visité guidée est parfaite. Vous pourrez y voir des ours, évidemment … ou pas ! Le parcours borde les enclos de la réserve mais celui-ci s’étend sur 69 hectares ! Les ours gambadent comme ils veulent pour leur nouvelle vie bien méritée, lors ne leur en voulez pas de ne pas montrer leur tête.
Nous repartons pour la 2ème étape de notre journée : le château de Peleș. Alors, s’il y a bien un endroit à ne pas manquer en Roumanie, je pense que c’est celui là. Tout droit sorti d’un conte de fée, vous l’atteindrez au bout d’une petite marche au long de laquelle vous trouverez de nombreux exposants artisanaux ou simple camelots. Vous arriverez sur une place avec fontaine qui vous mettra dans l’ambiance. La visite peut se faire en autonomie et autant vous dire que waouw ! Chaque pièce est conservée, illuminée, juste ce qu’il faut. On pourrait passer des heures à admirer armes, tentures, lustres de Murano, etc. Notre seul regret et de n’avoir eu le temps de se balader dans le jardin qui avait l’air magnifique. Mais nous devons déjà rentrer à Bucarest pour notre dernière nuit avant le départ.

Voilà, s’en est fini de notre beau et court séjour en Roumanie. Nous y retournerons sûrement car d’autres villes nous attirent, et que la Transylvanie est magnifique grâce à son côté sauvage et ses traditions encore intactes.

Pour la galerie photo, c’est ici !

Madère – Ilha Jardim

Alors, pour tout vous dire, Madère ce n’était pas du tout sur la liste de mes voyages mais avec un voucher de TAP Airlines (que je vous déconseille vraiment !), plutôt qu’une destination classique et accessible depuis Marseille … Cette île combinait à la fois le rapport qualité-distance-prix mais aussi le dépaysement garanti ! Donc, nous avons programmé un voyage de 5 jours nous permettant de profiter un maximum des ambiances différentes que pourrait nous faire vivre cette destination.

Après être arrivés très tard dans la nuit, nous nous réveillons dans notre superbe hôtel en plein cœur de Funchal. Quelques préparatifs, un bon petit déjeuner, et c’est parti ! Ce matin, nous commençons par le musée des illusions d’optique Funart qui est juste à côté de l’hôtel. Une bonne expérience, surtout qu’à ce moment de la matinée il faisait plutôt gris. Puis, nous allons déambuler dans la capitale de Madère, région autonome du Portugal. C’est une jolie ville qui a su conserver une belle architecture et de nombreux bâtiments imposants (notamment des églises, on est dans un pays très pieux !). Au rythme de nos pérégrinations, nous voyons une végétation luxuriante, un jetée gigantesque avec des pêcheurs, une statue de Cristiano Ronaldo, star de l’île à côté de son propre musée, mais aussi de Christophe Colomb qui y a séjourné et s’y est marié. Nous traversons toute la ville, jusqu’aux quartiers très chics, en direction du restaurant que nous avions choisi. Après un déjeuner indien délicieux et rapide, nous décidons d’aller visiter le jardin botanique de Madère. Alors, attention, attention ! Si vous avez peur en voiture ne prenez pas le bus à Funchal ! C’est un peu le rallye mais version transport en commun. Le climat de l’archipel étant subtropical et très doux toute l’année, c’est une île jardin qui s’offre à nous, alors imaginez le jardin botanique ! Des centaines d’espèces, le tout cultivé à flanc de colline dans un parc gigantesque, c’est juste magique. Les yeux plein de merveilles, nous décidons de rentrer vers la ville à pied. Nous sommes de bons marcheurs urbains, mais si vous ne l’êtes pas, je vous le déconseille vivement. Cela nous a permis de découvrir les ruelles entre maisons accrochées aux collines, avec des jardins particuliers remplis de bananiers et autres papayers. Bien fatigués, nous décidons de manger local, proche de l’hôtel mais ce fût une belle découverte (du poisson sabre à la banane, c’est pas tout les jours !).

Le lendemain, nous avons loué une voiture pour le reste du séjour, mais encore faut-il la récupérer à l’aéroport, et ça, c’est une aventure en soi. Nous perdons donc une bonne partie de la matinée mais une fois dans le véhicule, nous traçons jusqu’à la Punta da São Lourenço. C’est une randonnée balisée et très accessible (même sans chaussures adaptées) qui permet d’atteindre le point le plus à l’est de l’île principale. Malheureusement, avec notre retard, nous n’avons pas eu le temps d’aller jusqu’au bout mais c’était déjà magnifique, sauvage et calme malgré la foule. Nous rentrons vers Funchal en faisant un crochet par la statue du Christ-Roi de Garajau, sorte de Christ Rédempteur en plus petit. Nous fonçons au mercado dos lavradores où l’on trouve des produits locaux, principalement des fruits et légumes et où il y a quelques bars sur la terrasse supérieure. Nous en profitons pour grignoter un peu car la journée est loin d’être finie ! Nous devons aller à l’église Notre-Dame de Monté, en téléphérique ce qui n’est pas si facile quand on acrophobe comme moi ! Mais c’est le moyen le plus rapide et efficace, alors il faut se faire violence… La vue depuis le parvis de l’église est magnifique et le bâtiment en lui même est assez étonnant « d’austérité ». Nous voulions faire la descente en carro de cesto, sorte de traîneau local, mais l’attraction ramène beaucoup de touristes et il y en avait au moins pour 1h d’attente, donc nous avons choisi l’option bus-rallye. Nous avons fini notre journée en ville à profiter d’un apéro autour d’une fameuse poncha (ou plusieurs d’ailleurs, vu le nombre de goûts …), d’une balade de nuit et d’un bon repas.

Aujourd’hui, nous quittons Funchal mais pas Madère ! Un dernier tour pour visiter une église de la capitale et nous voilà parti pour une journée road trip. Les distances sont assez courtes à Madère, surtout si vous empruntez le réseau de voies express tout récent. Mais autant vous prévenir, Madère c’est aussi l’île aux 1000 tunnels. Par moment, on sort d’un tunnel juste pour rentrer dans un autre ! Bref, nous commençons par aller à Ponta do Sol car nous voulions absolument faire l’attraction du coin : passer en voiture sous la cascade des anges ! C’est certes rapide mais impressionnant ! Nous en profitons pour faire une pause dans ce village côtier très mignon. Puis, c’est reparti mais cette fois pour la montagne ! Direction Cabo Girão, un endroit dont je vais avoir très peur … Mais je ne pensais pas à ce point là ! A savoir que les routes de montagnes de Madère sont en partie dans les nuages, donc l’ambiance c’est un peu comme un Silent Hill tropical. Bon, mais reparlons de notre destination. Cabo Girão c’est un belvédère qui surplombe une des plus haute falaise d’Europe (580m). D’habitude, je n’aurais pas pu faire un pas sur le plancher en verre qui vous permet d’être comme suspendu au-dessus du vide mais j’ai réussi à m’y forcer puisque je ne voyais pas le vide (merci les nuages !). La vue doit y être magnifique mais je ne saurais pas en témoigner… Après cette demi déconvenue, nous nous dirigeons vers Eira do Serrado où est notre prochain hôtel, histoire de se reposer un peu avant de partir pour la fête de la châtaigne du village voisin. Et quelle fête ! Très convivial, de quoi goûter toutes les spécialités locales, trouver de l’artisanat montagnard, admirer des costumes et coutumes ancestrales, le tout au rythme de prestations musicales dansées et clôturé par un vrai concert. Une journée certes dans l’humidité et le brouillard en grande partie mais qui fût riche en émotions et en découvertes !

Le lendemain, toujours la tête dans les nuages, nous partons vers Santana sur la côte nord de l’île mais nous choisissons de ne passer que par la montagne. Ce qui me terrorise à moitié en fonction des routes (très pentues pour certaines !) et de la quantité de brouillard mais qui permet de découvrir de jolis villages et de passer au-dessus des nuages … Enfin arrivés à Santana nous découvrons ce qui fait le succès de ce village : ses maisons à l’architecture unique. Même les grandes enseignes ont adopté l’archétype ! Et à peine arrivés, un gentil propriétaire qui souhaite restaurer et conserver sa maison de famille nous propose d’en visiter l’intérieur resté intact. Évidemment, nous lui laissons de l’argent car la visite est gratuite mais il existe bien un pot à donation. Nous profitons de cette petite ville balnéaire pour nous restaurer avec une cuisine bien locale. Prochaine destination : Lagoa do Fanal ou Fanal Pond en anglais. Qui est donc censé être un étang selon la saison, avec une tonne de brouillard. Et bien, après presque 2 jours dans les nuages, nous n’aurons ni l’un ni l’autre ! Mais cela reste un endroit très verdoyant avec des arbres parmi les plus majestueux que vous verrez. Sur la route, nous découvrons un spot photo imprévu et assez joli du nom d’Arco São Jorge. Puis nous continuons notre route vers Porto Moniz, village pittoresque qui dispose de nombreuses piscines naturelles et lieu de notre dernier hôtel. Mais, voulant un dernier coucher de soleil, nous repartons presque aussitôt après quelques photos de l’océan démonté pour Ponta do Pargo, le point de vue le plus à l’ouest de Madère qui dispose d’un phare. Nous y arrivons pile pour la golden hour et repartons quand les dernières lumières du soleil disparaissent. Malgré le monde (et oui, Insta vs reality, c’est vrai !), l’ambiance était très calme, propice aux prises de vue et à la contemplation. Enfin, nous rejoignons notre hôtel, qui sera le coup de cœur du voyage. L’accueil fût très chaleureux avec cocktails de bienvenue, puis le réceptionniste nous a réservé une table dans un des deux restaurants de l’établissement, et apprenant que nous ne pourrions être au petit-déjeuner du lendemain vu notre heure de départ, il nous a fait préparé une version à emporter pour la route. De plus, toutes les chambres de l’hôtel ont un balcon qui donne sur les piscines naturelles jouxtant l’établissement et donc sur l’océan, et une bouteille d’une sorte de muscat pétillant vous attend dans la chambre. Si on ajoute à ça le fait qu’il dispose d’un spa et que les produits de la salle de bain sont ceux dudit spa …

Bref, le lendemain matin, c’est un crève-cœur de quitter cet endroit aussi tôt mais il nous faut repartir pour traverser l’île (littéralement) et atteindre l’aéroport Cristiano Ronaldo (je vous avais bien dit que c’est la star du coin!). Le seul avantage sera de voir le lever du soleil. Direction Lisbonne pour quelques heures, histoire de checker la liste des essentiels. Demi-journée express entre Hard Rock Café, tour de Belém, Igreja de São Domingos, la place du commerce, le Padrão dos Descobrimentos, le tout en avalant un vrai pastel tout chaud. Une journée aussi chargée que les précédentes dans une très jolie capitale où j’ai hâte de retourner !

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